Un balcon au dernier étage, c’est la vue, le ciel et pas de voisin au-dessus. C’est aussi le plein soleil, le vent qui passe sans prévenir, et souvent un sol en béton gris qui ne donne envie de rien. Avec une canisse pour le vis-à-vis et un petit budget, il y a pourtant de quoi en faire une vraie pièce en plus, surtout si l’appartement doit bientôt se vendre. Les autres petits extérieurs ont leurs idées dans notre rubrique terrasse et balcon.
Au printemps 2020, pendant le premier confinement, la France entière applaudissait les soignants tous les soirs à 20 heures depuis ses fenêtres et ses balcons. Beaucoup ont réalisé à ce moment-là ce que valait un simple bout d’extérieur. Un petit balcon ne se meuble pas comme une terrasse : chaque mètre carré compte, et les contraintes d’un dernier étage non couvert changent les règles du jeu. Si vous avez plus de place, nos conseils pour aménager une petite terrasse prennent le relais ; ici, on part d’un balcon de quelques mètres carrés, exposé à tout.
En bref
- Le sol en béton se transforme pour pas cher : peinture de sol extérieur (avec ou sans pochoir), dalles clipsables qui laissent passer l’eau, ou simple tapis d’extérieur.
- La canisse se fixe côté intérieur, sous la hauteur du garde-corps, en haut, au milieu et en bas : au dernier étage, le vent ne pardonne pas.
- Les plantes : lavande, romarin, thym, graminées, plantes grasses, dans de grands pots clairs posés contre la façade.
- La lumière : guirlande et lanternes solaires, aucune prise nécessaire.
- Pour vendre : un extérieur valorise un appartement, d’autant plus au dernier étage. La déco ne change pas l’estimation, mais elle aide l’acheteur à se projeter.
On commence par les trois contraintes d’un balcon exposé, puis les idées par thème (sol, vis-à-vis, végétal, lumière, mobilier, textiles, ombre), avec six tutos pas à pas et un chapitre revente.
Avant de dépenser : les 3 contraintes d’un balcon au dernier étage
Aucune de ces trois contraintes ne coûte d’argent, mais les ignorer peut en coûter beaucoup. C’est ce qui distingue un balcon exposé d’un balcon abrité par celui du dessus.
Plein soleil, pluie directe et vent
Sans balcon au-dessus, tout ce qui est posé dehors prend le soleil de face, la pluie de plein fouet et le vent de côté. Les tissus doivent être prévus pour l’extérieur, le bois protégé, et surtout, rien de léger ne doit pouvoir s’envoler : un coussin, un parasol ou une jardinière qui tombe du dernier étage, c’est un danger pour les passants, et votre responsabilité civile est engagée.
La copropriété
Votre balcon vous appartient, mais pas la façade. Le règlement de copropriété peut encadrer ce qui se voit de la rue : couleur et hauteur d’une canisse, jardinières accrochées côté extérieur (souvent interdites pour éviter les chutes), fixations dans le mur. Cinq minutes de lecture du règlement, ou un mail au syndic, évitent un démontage demandé six mois plus tard. L’arrosage fait aussi partie des règles de bon voisinage : l’eau ne doit pas couler le long de la façade ni sur les balcons du dessous.
Le poids
Un balcon est calculé pour porter une charge, mais la terre mouillée pèse lourd : une grande jardinière arrosée peut dépasser plusieurs dizaines de kilos. On place les bacs lourds contre la façade, là où le balcon est le plus solide, plutôt qu’en bout de balcon, et on répartit au lieu de tout regrouper au même endroit. Si le balcon présente des fissures, des fers apparents ou des éclats de béton, on en parle au syndic avant d’y installer quoi que ce soit.
Le sol en béton : 5 idées pour le transformer
C’est souvent le point le plus triste d’un balcon, et celui qui change le plus l’impression générale. Bonne nouvelle : c’est aussi l’un des moins chers à traiter.
Idée 1 : peindre le béton en uni
Une peinture spéciale sol extérieur, dans un ton chaud (gris clair, sable, terracotta), suffit à faire disparaître l’effet dalle de parking. Sur un balcon exposé, on choisit un produit prévu pour les sols extérieurs, et si possible en version antidérapante, car un sol peint mouillé peut devenir glissant. La préparation est la même que pour le pochoir, détaillée juste en dessous.
Idée 2 : de faux carreaux de ciment au pochoir
C’est l’idée qui fait le plus d’effet pour le moins d’argent : un pochoir, un peu de peinture de sol, et le béton devient un sol de patio. Les motifs géométriques en deux tons (blanc cassé et terracotta, gris et noir) sont les plus faciles à réussir, et les plus intemporels, ce qui compte si l’appartement doit se vendre.
Tuto 1 : faux carreaux de ciment au pochoir sur le béton
- Nettoyer à fond : balai, puis lavage à la brosse avec un dégraissant pour sols, et rinçage. Sans éliminer les mousses, les salissures et la pellicule poudreuse du béton, aucune peinture ne tient longtemps. On laisse sécher complètement.
- Appliquer le primaire d’accrochage adapté au béton, selon la notice.
- Peindre la couleur de fond (la plus claire) en deux couches, avec une peinture pour sols extérieurs.
- Tracer un repère : une ligne droite à la craie parallèle à la façade, pour aligner le premier pochoir.
- Poser le pochoir, le maintenir avec du ruban de masquage, et tamponner la seconde couleur au rouleau mousse presque sec : trop de peinture coule sous le pochoir et bave.
- Décaler le pochoir sur le carreau suivant une fois le précédent sec au toucher, en commençant loin de la porte-fenêtre pour ne pas se retrouver coincé.
- Protéger avec un vernis de sol extérieur si le fabricant le prévoit, et laisser durcir le temps indiqué avant de remettre les meubles.
On peint par temps sec, ni en plein cagnard ni juste avant la pluie : sur un balcon non couvert, on surveille la météo sur deux ou trois jours.
Idée 3 : des dalles clipsables
Des dalles en bois, en composite ou en plastique imitation bois, qui se clipsent entre elles et se posent sans colle ni vis. Elles réchauffent tout de suite l’ambiance et s’enlèvent le jour où l’on déménage. Leur point faible sur un balcon exposé : l’eau. Sur un caillebotis en bois posé à même le béton, l’eau de pluie et la terre des pots stagnent dessous, l’air circule mal, et le bois comme le béton en souffrent.
Tuto 2 : poser des dalles clipsables sans piéger l’eau
- Repérer l’évacuation : la pente du balcon et l’endroit où l’eau s’écoule (gargouille, trop-plein, bord). Elle ne doit jamais être recouverte.
- Choisir des dalles à base ajourée, qui laissent l’eau circuler dessous, plutôt que des planches posées à même le sol.
- Nettoyer et sécher le béton, et retirer tout ce qui pourrait bloquer l’écoulement.
- Commencer contre la façade, dans l’angle le plus visible, et clipser les dalles rangée par rangée.
- Recouper les dernières dalles à la scie, en gardant un petit jeu le long des murs et en laissant l’évacuation dégagée.
- Soulever quelques dalles deux fois par an, à l’automne surtout, pour retirer les feuilles et la terre accumulées dessous.
Idée 4 : un tapis d’extérieur
La solution la plus rapide et la moins engageante : un tapis en polypropylène, qui supporte la pluie et sèche vite. Il cache le béton en cinq minutes, délimite le coin assis, et se roule le jour de la vente ou des grosses pluies d’hiver. Sur un balcon venté, on le choisit assez lourd, ou on le cale sous les pieds des meubles.
Idée 5 : ce que j’éviterais, le gazon synthétique
Il fait envie sur les photos, mais en plein soleil au dernier étage, il chauffe, retient la poussière, et donne vite un air de mini-golf fatigué. Pour un balcon qu’on veut vendre, je lui préfère largement une peinture ou des dalles.
| Solution | Budget | Effet | Réversible | Point de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| Tapis d’extérieur | Le plus faible | Immédiat | Oui | Le lester contre le vent |
| Peinture unie | Faible | Net et propre | Non | Préparation, antidérapant |
| Pochoir carreaux de ciment | Faible | Le plus spectaculaire | Non | Patience, météo sèche |
| Dalles clipsables | Moyen | Chaleureux | Oui | L’eau doit circuler dessous |
| Gazon synthétique | Faible à moyen | Vite daté | Oui | Chauffe au soleil |
La canisse blanche et le vis-à-vis
Une canisse blanche est une bonne base : elle coupe la vue, renvoie la lumière et sert de fond neutre à tout le reste. Encore faut-il qu’elle tienne au vent, et qu’elle ait l’air d’un choix de déco plutôt que d’un cache-misère.
Tuto 3 : fixer une canisse pour qu’elle tienne au vent
- Côté intérieur du garde-corps, jamais côté rue : en cas de rafale, c’est le garde-corps qui encaisse la poussée, pas les attaches.
- Pas plus haut que le garde-corps : au-dessus, la canisse prend le vent comme une voile, et c’est aussi souvent ce que demandent les règlements de copropriété.
- Trois niveaux d’attache, en haut, au milieu et en bas, avec des points intermédiaires environ tous les 40 cm sur la longueur.
- Des colliers de serrage résistants aux UV (souvent noirs) ou du fil de fer galvanisé : les colliers ordinaires deviennent cassants au soleil en une saison.
- Tendre la canisse avant de serrer le dernier rang, pour qu’elle ne fasse pas de ventre, et couper les queues de colliers au ras.
- Vérifier les attaches à la fin de l’été et après chaque coup de vent : c’est là qu’on remplace les colliers fatigués.
Habiller la canisse
- Une grimpante en bac au pied de la canisse, comme le jasmin étoilé, persistant et parfumé, qui adoucit le blanc sans l’alourdir.
- Une guirlande lumineuse tendue le long du haut de la canisse, qui en fait un décor le soir.
- Des plantes hautes devant (graminées, lavande) pour casser la ligne droite et donner de la profondeur.
- Rien de lourd accroché dessus : une canisse n’est pas un mur, et un pot suspendu y tire à chaque coup de vent.
La déco végétale qui tient au dernier étage
Sur un balcon exposé en hauteur, le vent dessèche plus vite que le froid ne gèle. On oublie les plantes fragiles à grandes feuilles et on regarde du côté du Sud : des plantes qui aiment le soleil, se contentent de peu d’eau et plient sans casser.
Les plantes qui aiment le plein soleil et le vent
- Les aromatiques méditerranéennes : lavande, romarin, thym, sauge. Elles sentent bon, supportent la sécheresse, et finissent dans la cuisine.
- Les graminées : stipa, pennisetum, fétuque bleue. Elles bougent au moindre souffle, ce qui donne vie au balcon, et plient sans jamais rompre.
- Les plantes grasses : orpins, sedums, joubarbes, pour les petits pots qui sèchent vite. On a fait le tri entre celles qui passent l’hiver dehors et les autres dans notre guide des plantes grasses d’extérieur.
- Pour la couleur : le gaura, léger et fleuri tout l’été, et les géraniums, qui restent les champions du balcon ensoleillé.
Moins de pots, mais plus grands
Dix petits pots sèchent en une après-midi de juillet et donnent un air de fouillis. Trois ou quatre grands pots regroupés gardent l’eau plus longtemps, résistent mieux au vent et font une vraie composition. On les choisit de couleur claire : un pot noir en plein soleil chauffe fort et cuit les racines. Et on les pose contre la façade, pour le poids comme pour l’abri.
Pailler pour arroser moins
Une couche de galets, de billes d’argile ou de graviers à la surface des pots limite l’évaporation, empêche le vent d’emporter le terreau et donne une finition nette. Les galets ont d’ailleurs leurs bons usages et leurs pièges, qu’on a détaillés pour les galets dans le jardin.
Tuto 4 : planter une jardinière qui tient en plein soleil
- Un bac percé avec une soucoupe, ou une jardinière à réserve d’eau : l’eau d’arrosage ne doit pas couler chez les voisins du dessous.
- Une couche drainante au fond (billes d’argile), puis un terreau pour plantes méditerranéennes, plus drainant qu’un terreau universel.
- Les plantes les plus hautes à l’arrière, côté canisse, les retombantes devant.
- Tasser, arroser copieusement une première fois, puis pailler en surface.
- Arroser le soir, au pied des plantes, plutôt qu’en plein soleil ; les aromatiques installées se contentent de peu.
Les lumières du soir
C’est la lumière qui transforme un balcon en endroit où l’on a envie de rester après 21 heures. Au dernier étage, on a un avantage rare : le soleil ne manque jamais, ce qui fait des éclairages solaires la solution idéale, sans prise ni rallonge.
- Une guirlande guinguette solaire, tendue le long du haut de la canisse ou du garde-corps avec des colliers : l’effet le plus fort pour le moins d’effort.
- Des lanternes à LED posées au sol ou sur la table, pour une lumière basse et chaude.
- De petits spots solaires piqués dans les grands pots, qui éclairent les graminées par en dessous.
- Une lampe de table rechargeable, qu’on rentre en hiver.
On garde les flammes nues à distance de la canisse, surtout si elle est en matière naturelle, et on préfère les bougies LED dans les lanternes : au vent, une vraie bougie s’éteint ou se renverse.
Meubler sans encombrer
Sur quelques mètres carrés, la règle est simple : tout ce qui ne sert pas tous les jours doit se replier. Deux places assises bien choisies valent mieux que quatre chaises qui bloquent le passage.
La table accrochée au garde-corps
Une table de balcon qui se suspend au garde-corps, sans perçage, et se rabat quand on ne s’en sert pas : c’est le meuble qui libère le plus de place. Deux chaises pliantes, et le café du matin a trouvé son endroit.
Le banc coffre
Assise et rangement en un seul meuble : on y range les coussins l’hiver, l’arrosoir et les sacs de terreau, qui n’ont plus besoin de traîner dans un coin.
La banquette en palettes
Le classique du petit budget, à condition de choisir les bonnes palettes. On ne prend que des palettes marquées HT (traitement thermique, sans produit chimique), dont le logo figure sur le côté. Le traitement au bromure de méthyle, marqué MB, est interdit depuis 2010, mais de vieilles palettes circulent encore : si le marquage est absent ou illisible, on passe son tour.
Tuto 5 : une banquette basse en palettes
- Deux palettes marquées HT, propres et en bon état, sans planche cassée.
- Poncer le dessus et les chants pour éviter les échardes, et dépoussiérer.
- Protéger le bois avec une lasure ou une huile pour l’extérieur, au moins deux couches, car il prendra la pluie.
- Superposer les deux palettes et les assembler par quelques vis, pour une assise à hauteur confortable.
- Poser des patins dessous pour ne pas marquer le sol et laisser l’eau s’écouler.
- Ajouter un matelas et des coussins d’extérieur, qu’on rentre les jours de pluie.
Textiles et petits détails
- Des coussins en tissu d’extérieur, déperlant et traité contre les UV : les coussins d’intérieur délavent en quelques semaines au soleil du dernier étage.
- Une palette de trois couleurs maximum, pour que le petit espace reste lisible : blanc de la canisse, vert des plantes, et une couleur chaude (terracotta, ocre, moutarde).
- Un plaid et un pouf d’extérieur pour les soirs de septembre.
- Des lanternes, un plateau, un seul objet fort plutôt que dix petits bibelots que le vent fera tomber.
De l’ombre, sans toit
C’est la vraie difficulté d’un dernier étage non couvert : en été, le balcon peut devenir inutilisable l’après-midi. Le parasol de balcon, en demi-rond à plaquer contre la façade, ou fixé au garde-corps par un collier prévu pour, reste la solution la plus simple, à condition d’être bien lesté et refermé dès que le vent se lève : à cette hauteur, c’est non négociable. La voile d’ombrage, elle, demande des points d’ancrage en hauteur, souvent sur la façade, ce qui passe en général par l’accord de la copropriété. Toutes les options, avec leurs avantages et leurs limites, sont dans notre guide pour ombrager une terrasse.
Par où commencer selon le budget
Avec peu d’argent, l’ordre compte plus que la liste. Voici celui que je suivrais, du plus fort effet par euro au plus confortable.
- Nettoyer et désencombrer : gratuit, et c’est déjà la moitié du résultat.
- Fixer la canisse proprement, avec des colliers résistants aux UV.
- Traiter le sol : tapis d’extérieur si le budget est minuscule, peinture au pochoir si vous avez un week-end.
- Trois ou quatre grands pots de plantes méditerranéennes.
- Une guirlande solaire et deux lanternes.
- Deux places assises : chaises pliantes et table de balcon, ou banquette en palettes.
- Les textiles en dernier, parce qu’ils s’adaptent à tout le reste.
Aménager un balcon pour vendre
Si l’appartement doit se vendre, le balcon mérite toute votre attention. Une étude de MeilleursAgents, menée sur plus de 35 000 ventes réalisées en 2019 dans les onze plus grandes villes de France, chiffre ce que vaut un extérieur : +8,8 % en moyenne sur le prix d’un appartement, et +14,1 % au dernier étage, où l’on profite de la vue et de l’absence de vis-à-vis. Pour un petit balcon de moins de 10 m², la hausse moyenne tombe à 4,4 %.
Soyons honnêtes : cette valeur vient de l’existence du balcon, pas de sa déco. Un tapis et une guirlande ne feront pas monter l’estimation. En revanche, ils aident l’acheteur à imaginer le café du matin et l’apéritif du soir, font des photos d’annonce qui arrêtent le défilement, et évitent qu’un balcon triste fasse baisser la perception de tout l’appartement.
Ce qu’un acheteur regarde
- La propreté : sol, garde-corps, vitres de la porte-fenêtre. Un balcon qui sert de débarras fait penser à un appartement trop petit.
- L’usage : deux chaises et une petite table suffisent à montrer qu’on peut s’y asseoir.
- L’état : pas de peinture qui s’écaille, pas de canisse déchirée, pas d’attache qui pend.
- La vue : au dernier étage, c’est souvent l’argument numéro un. Pour les photos, si la vue est belle, on ne la cache pas entièrement derrière la canisse.
Deux conseils de plus pour les photos : les prendre en fin de journée, quand la lumière est chaude et que la guirlande commence à se voir, et privilégier des choix réversibles (tapis, dalles, textiles) si vous n’êtes pas sûr du goût des futurs acheteurs. En hiver, une partie du mobilier et des textiles se range, ou se protège selon les conseils pour laisser son mobilier de jardin dehors l’hiver, pour retrouver un balcon présentable au moment des visites.
Tuto 6 : mettre le balcon en scène avant les photos
- Tout sortir de ce qui ne sert pas : séchoir, cartons, bidons, vélo.
- Laver le sol, le garde-corps et la vitre de la porte-fenêtre, et resserrer ou remplacer les attaches de la canisse.
- Garder l’essentiel : deux chaises, la table, trois grands pots en forme, un tapis, deux coussins.
- Allumer la guirlande à la tombée du jour et photographier depuis l’intérieur, porte-fenêtre ouverte, pour montrer le lien avec le séjour.
Les erreurs à éviter sur un balcon exposé
- Une canisse qui dépasse du garde-corps ou fixée côté rue : elle prend le vent et fâche la copropriété.
- Des jardinières accrochées côté extérieur : souvent interdites, et dangereuses au dernier étage.
- Un parasol ouvert par grand vent, ou des coussins légers laissés dehors.
- Un caillebotis posé à même le béton, qui piège l’eau, ou une évacuation recouverte.
- Des bacs lourds en bout de balcon plutôt que contre la façade.
- L’arrosage qui coule chez le voisin du dessous : soucoupes ou bacs à réserve d’eau.
Questions fréquentes
Comment aménager un petit balcon pas cher ?
En commençant par le gratuit (nettoyer, désencombrer), puis en traitant le sol à moindre coût (tapis d’extérieur ou peinture au pochoir), en regroupant trois ou quatre grands pots de plantes adaptées à l’exposition, en ajoutant une guirlande solaire, et en choisissant du mobilier pliant ou accroché au garde-corps.
Que mettre sur un sol de balcon en béton ?
Une peinture spéciale sol extérieur, unie ou en faux carreaux de ciment au pochoir, des dalles clipsables à base ajourée qui laissent circuler l’eau, ou un tapis d’extérieur. Dans tous les cas, l’évacuation de l’eau doit rester dégagée.
Peut-on peindre le sol d’un balcon en béton ?
Oui, avec une peinture pour sols extérieurs, de préférence antidérapante. Le béton doit être nettoyé à fond (mousses, salissures, graisses), sec et recouvert d’un primaire d’accrochage. On peint par temps sec et on laisse durcir avant de remettre les meubles.
Comment fixer une canisse sur un balcon exposé au vent ?
Côté intérieur du garde-corps, sans dépasser sa hauteur, avec des attaches en haut, au milieu et en bas et des points intermédiaires environ tous les 40 cm. On utilise des colliers résistants aux UV ou du fil de fer galvanisé, et on vérifie les attaches après chaque coup de vent.
Quelles plantes pour un balcon en plein soleil et venté ?
Les aromatiques méditerranéennes (lavande, romarin, thym, sauge), les graminées (stipa, pennisetum, fétuque bleue), les plantes grasses, le gaura et les géraniums. On les plante dans de grands pots clairs, paillés et posés contre la façade.
Faut-il une autorisation pour installer une canisse sur son balcon ?
Pas toujours, mais le règlement de copropriété peut encadrer ce qui est visible de la rue : couleur, hauteur, matériau, fixation. Une canisse de teinte neutre, fixée sans perçage et sans dépasser le garde-corps, pose rarement problème ; en cas de doute, on demande au syndic.
Un balcon fait-il vendre un appartement plus cher ?
Oui : selon une étude de MeilleursAgents sur plus de 35 000 ventes, un balcon ou une terrasse augmente en moyenne le prix de 8,8 %, jusqu’à 14,1 % au dernier étage, et d’environ 4,4 % pour un balcon de moins de 10 m². La déco ne change pas l’estimation, mais elle aide les acheteurs à se projeter.